Retraites chamaniques et légalité

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Compétent dans de nombreux domaines tels que les soins chamaniques, l'éthnothérapie et les travaux occultes, Loray Gwondé met à  votre dispositions ses capacités. Contactez-le pour discuter avec lui de votre situation dès aujourd'hui.
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Question de Camille : Bonjour, avec tout ce qu’on entend en ce moment sur les dérives dans certaines retraites chamaniques, notamment dans l’arrière-pays niçois, je m’interroge sur le cadre légal de votre accompagnement. Pouvez-vous m’éclairer ?

Réponse de Loray Gwondé : Bonjour Camille, c’est une question légitime et je comprends qu’elle se pose avec d’autant plus d’acuité au regard de l’actualité récente. La vigilance du public sur ces sujets est saine, et je la partage pleinement.

Je tiens à poser les choses clairement : le respect du cadre légal en vigueur sur le territoire français n’est pas pour moi une contrainte extérieure, mais un principe de vigilance permanente qui structure l’ensemble de mon accompagnement. La confusion entretenue par certaines pratiques opaques ou par des personnes se présentant abusivement comme thérapeutes ou chamanes nuit à l’ensemble d’un champ qui mérite d’être exercé avec sérieux, humilité et transparence.

Il convient de distinguer deux plans bien différents.

D’une part, il m’arrive d’accompagner des impétrants qui souhaitent se rendre en Amazonie pour rencontrer certains de mes maestros et aborder certaines cérémonies, dans le cadre de leurs traditions thérapeutiques propres, sur leur territoire, où ces pratiques s’inscrivent dans un cadre culturel, légal et coutumier qui leur est spécifique. Cet accompagnement relève d’un travail de mise en lien, de préparation et de suivi, et non d’une organisation de ma part de cérémonies ou de pratiques que la loi française interdit ou encadre strictement sur son propre territoire.

D’autre part, ce qui est organisé directement sur le territoire national s’inscrit rigoureusement dans le respect des lois françaises. Cela signifie concrètement qu’aucune substance classée comme stupéfiant n’est ni proposée, ni administrée, ni utilisée dans le cadre de mon activité en France. En tant qu’ethnothérapeute, mon approche s’appuie sur des pratiques indigènes et occultes, outils symboliques et rituels qui n’impliquent à aucun moment ce type de substance, et qui s’exercent dans le respect du droit des personnes, de leur intégrité physique et psychique, et du cadre légal applicable aux pratiques d’accompagnement non médical. C’est un point sur lequel notre cabinet ne transige pas : la légalité n’est pas un simple cadre à respecter a minima, elle est une condition de sérieux et de sécurité pour les personnes que j’accompagne.

Je reste également attentif aux repères que propose la Miviludes concernant les dérives sectaires, et j’invite d’ailleurs toute personne qui envisage un accompagnement, quel qu’il soit, à s’informer, à poser des questions, à vérifier la transparence de la démarche qui lui est proposée, et à ne jamais se sentir mise sous pression ou isolée de son entourage. Un accompagnement sain doit toujours pouvoir supporter la clarté et la question.

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