Symbole du chiffre 7

par | Nov 6, 2020 | Non Classé

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Le chiffre sept revient dans tout les système de croyance qu’il m’eut été donné de côtoyer. Le trois fois sept initiatiques du Vodou (qui nous permet de se rendre compte de l’incohérence de certaines initiation) d’une part mais également dans les loges de certaines obédiences ou chaque grade est rattaché à un cursus multiple de sept. Grâce au travail incroyable de Jean Chevalier et de Alain Cheerbrant pour la mise en oeuvre de leur Dictionnaire des Symboles aux éditions Bouquin, voici un tour d’horizon de la symbolique de ce chiffre…

Sept correspond aux sept jours de la semaine, aux sept planètes, aux sept degrés de la perfection, aux sept sphères ou degrés célestes, aux sept pétales de la rose, aux sept têtes du naja d’Angkor, aux sept branches de l’arbre cosmique et sacrificiel du chamanisme, etc…

Certains septénaires sont symboles d’autres septénaires; ainsi la rose aux sept pétales évoquerait les sept cieux, les sept hiérarchies angéliques, tous ensembles parfaits. Sept désigne la totalité des ordres planétaires et angéliques, la totalité des demeures célestes, la totalité de l’ordre moral, la totalité des énergies et principalement dans l’ordre spirituel. Il était chez les égyptiens symbole de vie éternel. Il symbolise un cycle complet, une perfection dynamique. Chaque période lunaire dure sept jours et les quatre période du cycle lunaire (7×4) ferment le cycle. Philon observe à ce propos que la somme des sept premiers nombres (1+2+3+4+5+6+7) arrive au même total: 28. Sept indique le sens d’un changement après un cycle accompli et d’un renouvellement positif.

Le nombre sept est caractéristique du culte d’Apollon; les cérémonies apolliniennes se célébraient le septième jour du mois. En Chine également, les fêtes populaires avaient lieu un septième jour. Il apparait dans d’innombrables traditions et légendes grecques: les sept Hespérides, les sept portes de Thèbes, les sept fils et sept filles de Niobé; les sept cordes de la lyre, les sept sphères , etc. Il y a sept emblèmes du bouddha. Les circumambulation de la Mecque comprennent sept tours. Il se trouve exprimé, si l’on y aoute le centre, dans l’hexagramme (voir sceau de Salomon). La semaine comprend six jours actifs, plus un jour de repos, figuré par le centre; le ciel six planètes (dans le comput ancien), le soleil étant au centre; l’hexagramme six angles, six côtés ou six branches d’étoiles, le centre jouant le rôle d’un septième; les six directions de l’espace ont un point médian ou central, qui donne le nombre sept. Il symbolise la totalité de l’espace et la totalité du temps.

Associant le nombre quatre, qui symbolise la terre (avec ses quatre points cardinaux), et le nombre trois, qui symbolise le ciel, sept représente la totalité de l’univers en mouvement.

Le septénaire résume aussi la totalité de la vie morale, en additionnant les trois vertus théologales, la foi, l’espérance et la charité, et les quatre vertus cardinales, la prudence, la tempérance, la justice et la force.

Les sept couleurs de l’arc-en-ciel et les sept notes de la gamme diatonique révèlent le septénaire comme un régulateur des vibrations, vibrations dont plusieurs traditions primitives font l’essence même de la matière.

On prête à Hippocrate cette sentence: le nombre sept, par ses vertus cachées, maintient dans l’être toutes choses; il dispense vie et mouvement; il influence jusqu’aux êtres célestes.

Sept est le nombre, a-t-on noté d’abord, de l’achèvement cyclique et de son renouvellement. Le monde ayant été crée en six jours, Dieu chôma le septième et en fit un jour saint: le sabbat n’est donc pas vraiment un repos extérieur à la création, mais son couronnement, son achèvement dans la perfection. C’est ce qu’évoque la semaine, durée d’un quartier lunaire.

La perfection à sept du rythme sénaire est aussi familière à l’islam, et notamment à l’ismaélisme: le solide possède sept côtés (les six faces plus sa totalité — qui correspond au sabbat). Tout ce qu’il y a dans le monde est sept, parce que chaque chose possède une ipséité de six côtés. Les dons de l’intelligence son sept (six, plus le ghaybat, la connaissance suprasensible). Les imâms d’une période sont sept (six plus le Qâ’im, l’imâm de la résurrection). Ces différentes séries sont de plus en correspondance les unes avec les autres. La religion littérale se développe sur un cycle de six jours, qui sont six millénaires, suivis d’un septième, le sabbat de la religion en vérité, le jour du soleil et de la lumière, de la manifestation de l’imâm jusque-là caché.

Une tradition hindoue attribue au soleil sept rayons: six correspondent aux directions de l’espace, le septième au centre. Semblablement, l’arc-en-ciel n’a pas sept couleurs, mais six: la septième est le blanc, synthèse des six autres. De même, les sept faces du mont Méru, tournées vers chacun des sept dvîpa (continents) correspondants aux sept directions de l’espace Hindou (six plus le centre). De Dieu, Coeur de l’univers, écrit Clément d’Alexandrie, émanent les six étendues et les six phases du temps: c’est là le secret du nombre sept; le retour au centre, au Principe, à l’issue du développement sénaire, parfait le septénaire.

Le nombre sept est bien universellement le symbole d’une totalité, mais d’une totalité en mouvement ou d’un dynamisme total. Il est, comme tel, la clef de l’apocalypse (7 églises, 7étoiles, 7 esprits de Dieu, 7 sceaux, 7 trompettes, 7 tonnerres, 7 têtes, 7 fléaux, 7coupes, 7 rois…) sept est le nombre des cieux bouddhiques. Avicenne décrit aussi les sept archanges princes des sept cieux, qui sont les sept Veilleurs d’Hénoch et correspondent aux sept Rishi védiques. Ceux-ci résident dans les sept étoiles de la Grande Ourse, avec lesquelles les Chinois mettent en rapport les sept ouvertures du corps et les sept ouvertures du cœur. La lampe rouge des sociétés secrètes chinoises à sept branches, comme le chandelier des Hébreux.

Certains textes musulmans rapportent les sept sens ésotériques du Coran aux sept sens subtils de l’homme. On rappellera que le Yoga connait aussi sept centres subtils (les six chakra, plus le sahasrârapadma). Selon Abû Ya’ quûb, les formes spirituelles ont été manifestées par les sept lettres suprêmes, qui sont les sept intelligences, les sept chérubins.

Sept, nombre des cieux, est aussi selon Dante, celui des sphères planétaires, auxquelles les cathares faisaient correspondre les sept arts libéraux. Nous avons noté qu’il fallait assimiler encore au sept cieux les sept encoches de l’arbre axial sibérien, les sept couleurs de l’escalier de Bouddha, les set métaux de l’échelle de mystère mithriaques, les sept échelons de l’échelle de Kadosh de la maçonnerie écossaise: c’est le nombre des états spirituels hiérarchisé qui permettent le passage de la terre au ciel.

On a noté que le Bouddha naissant avait mesuré l’univers en faisant sept pas dans chacune des quatre directions. Quatre des étapes essentielles de son expérience libératrice correspondent à des arrêts de sept jours chacun sous quatre arbres différents.

Les nombres yang, écrit Sseu-ma Ts’ien, atteignent leur perfection à sept, la divination par les baguettes d’achillée considère sept catégories d’indices; ces baguettes sont 49 (7×7). 49 est aussi le nombre du Bardo, l’état intermédiaire suivant la mort, chez les Tibétains: cet état dure 49 jours divisés, au début tout au moins, en 7 périodes de 7 jours. Les âmes japonaises sont dire séjourner 49 jours sur le toit des maisons, ce qui a la même signification.

Le nombre sept est fréquemment employé dans la Bible. Par exemple: chandelier à sept branches; sept esprits reposants sur la branche de Jessé; sept cieux où habitent les ordres angéliques; Salomon construisit le temple en sept ans (1 Rois 6,38). Non seulement le septième jour, mais la septième année est de repos. Tous les sept ans les serviteurs sont libérés, les débiteurs exemptés. Sept est utilisé 77 fois dans l’Ancien Testament. le chiffre sept par la transformation qu’il inaugure, possède en lui-même un pouvoir, c’est un nombre magique. Lors de la prise de Jericho, sept prêtres portant sept trompettes doivent, le septième jour, faire sept fois le tour de la ville. Élisée éternue sept fois et l’enfant ressuscite (1Rois 4,35). Un lépreux plonge sept fois dans le Jourdain et se lève guéri (II Rois 5, 14). Le juste tombe sept fois et se relève pardonné (proverbe 24,16). Sept animaux purs de chaque espèce seront sauvés du déluge. Joseph rêve de sept vaches grasses et de sept vaches maigres.

Sept comporte cependant une anxiété par le fait qu’il indique le passage du connu à l’inconnu: un cycle s’est accompli, quel sera le suivant?

Chiffre sacré déjà chez les Sumériens sept (et certains multiples) est bien l’enfant chéri de l’arithmologie biblique. Correspondant au nombre des planètes, il caractérise toujours la perfection (dans la gnose, le plérôme), sinon la divinité. La semaine compte sept jours en souvenir de la durée de la création (Genèse 2, 2sq.).

Si la fête pascale des pains sans levain couvre sept jours, c’est assurément parce-que l’exode est regardé comme une nouvelle création, la création salvatrice.

Zacharie (3,9) parle de sept yeux de Dieu. Les septénaires de l’Apocalypse — les sept lampes qui sont les sept esprits de Dieu= son esprit tout entier (4,5); les sept lettres aux sept églises= à l’église tout entière; les sept trompettes, coupes, etc. — annoncent l’exécution finale de la volonté de Dieu dans le monde.

(…)

Chez les Mayas Quiché, le grand Dieu du Ciel, qui se fait Dieu-Treize avec les douze étoiles (dieux de la pluie), se fait aussi Dieu-Sept avec dix soleils cosmiques: il constitue ainsi le groupe des Dieux agraires. L’idéogramme du Dieu-Sept est représenté par la Grande Ourse.

Chez les Mames, descendants des Mayas, le foyer est formé de six pierres (trois grandes et trois petites) qui, en recevant la marmite, forment le nombre sept, attribut du Dieu Agraire, qui est, aussi celui du feu sous toutes ses formes: feu divin= foudre; feu de l’inframonde= réchauffant la Grand-Mère Terre; foyer= feu des hommes.

Le Dieu Agraire est Dieu-Sept, parce que le nombre sept est lié au phénomène astronomique du passage du soleil par le zénith, qui détermine la saison des pluies (popol-vuh). Ce Dieu étant l’archétype de l’homme parfait impose son symbole numérique à la famille humaine: celle-ci, en effet, doit idéalement comprendre six enfants; ils forment le corps du sept , dont la tête est faite de la symbiose luni-solaire des parents, rappelant les jumeaux divins créateurs.

Chez les Mayas le septième jour, placé au milieu de la semaine de treize jours, est sous le signe du dieu jaguar, expression des forces internes de la terre. C’est un jour faste (THOT).

La déesse sept, appelée sept serpents ou sept épis, placée au milieu de la série 1 à 13, symbolise le coeur de l’homme et du maïs. Les jours numérotés 7 sont favorables.

Dans le temple de Coricancha, à Cuzco où était résumé tout le panthéon Incas, un mur portait, près de l’arbre cosmique, un dessin représentant sept yeux nommés les yeux de toutes choses, Lehmann-Nithsche pense qu’il s’agit à la fois de la constellation des Pléiades et, sans doute, des yeux de la divinité suprême Ouranienne Virachocha. il observe que le prophète Zacharie (4,10) parle des sept yeux du seigneur, qui surveille tout les peuples de la terre.

En Afrique également, sept est un symbole de la perfection et de l’unité. Chez les Dogons, 7 étant la somme de 4, symbole de la féminité, et de 3, symbole de la masculinité, représente la perfection humaine.

Les Dogons considèrent le nombre sept comme le symbole de l’union des contraires, de la résolution du dualisme, donc comme un symbole d’unicité et par là de perfection. Mais cette union des contraires, qui est très précisément celle des sexes, est également symbole de fécondation. Pour cette raison, le verbe étant analogue au sperme comme l’oreille l’est au vagin, pour le Dogon, le nombre sept est l’insigne du Maitre de la Parole, dieu des pluies nouvelles, et donc de l’orage et des forgerons.

Sept, somme de 4 femelle et du 3 mâle, est également le nombre de la perfection pour les Bambaras. Le dieu souverain, Faro, dieu d’eau et de verbe, habite le septième ciel, avec l’eau fécondante qu’il dispense sous forme de pluies. C’est également dans le septième ciel que s’abîme chaque soir le soleil à la fin de sa course. La terre, comme les cieux, comprend sept étages et les eaux terrestres sont également au nombre de sept, de même que les métaux. Sept est à la fois le nombre de l’homme et le principe de l’univers.

Somme de 4 et de 3, il est le signe de l’homme complet (avec ses deux principes spirituels de sexe différent), du monde complet, de la création aboutie, de la croissance de la nature. Il est aussi l’expression de la Parole Parfaite et par là de l’unité originelle.

Les Tatars de l’Altaï, pour vanter les sanctuaires de leur pays natal, les comprennent tous sous une seule dénomination Mon pays aux sept portes et eaux (Hara, 177).

Le chiffre sept est un chiffre cosmique sacré chez les Turco-Mongols souligne Jean-Paul Roux.

Le sept, nombre de l’homme parfait — c’est à dire de l’homme parfaitement réalisé —, est donc, on le comprend aisément, le nombre de l’androgyne hermétique, comme il est en Afrique celui des jumeaux mythiques. Car il parait bien certain que cet androgyne et ces jumeaux ne font qu’un. Significatifs sont en core les mariages d’arcanes majeurs du Tarot qui forment le sept. Sept par quatre et trois c’est le couple Empereur – Impératrice, le père et la mère, la perfection dans le Manifesté, l’intérieur et l’extérieur du pouvoir temporel assumé, la Somme harmonieuse des Quatre Éléments et des Trois Principes de la Sciences Secrète. En revanche le couple de la spiritualité, Pape – Papesse, donne lui aussi sept , mais par cinq et deux. Quant à l’arcane VII, expression de ces deux mariages, on ne s’étonnera pas qu’il soit celui du Chariot, signe d’accomplissement.

Dans les contes et légendes ,ce nombre exprimerait les sept états de la matière, les sept degrés de la conscience, les sept étapes de l’évolution:

  1. Conscience du corps physique: désirs apaisés de façon élémentaire et brutale;
  2. conscience de l’émotion: les pulsions se compliquent de sentiment et d’imagination;
  3. conscience de l’intelligence: le sujet classe, ordonne, raisonne;
  4. conscience de l’intuition: les relations avec l’inconscient se perçoivent;
  5. conscience de la spiritualité: détachement de la vie matérielle;
  6. conscience de la volonté: qui fait passer le savoir dans l’action;
  7. conscience de la vie: qui dirige toute activité vers la vie éternelle et le salut.

Madame Loeffler-Delachaux voit dans le Petit Poucet et chacun de ses frères des symboles de chacun de ces états de conscience.