À maintes reprises, vous avez lu (ou entendu) que l'alcool causait une réduction considérable du taux vibratoire. Sauf qu'une part de vous est sceptique : comment un liquide peut-il corrompre votre corps éthérique ? En modifiant négativement les radiations émises par le sang, l'éthanol est capable d'atteindre les plans spirituels. Eh oui... Alcool et taux vibratoire ne font réellement pas bon ménage.

Qu'est-ce que le taux vibratoire ?

Bien que vous ne puissiez pas le percevoir, tout ce qui vous entoure est animé par un flux d'énergie. Certains parlent de Qi, d'autres de Prana, parfois aussi, l'expression "énergie vitale" est employée.

En tant qu'être humain, vous disposez aussi de cette puissance. À vrai dire, au moment même où vous lisez ces lignes, vos cellules vibrent sur les longueurs d’onde de cette énergie. Seulement voilà... En fonction de votre nature et de vos choix, la fréquence vibratoire de vos ondes montera ou s'abaissera.

Et si vous vous demandez en quoi cela affecte votre quotidien, la réponse tient en un mot : Univers. L'Univers a naturellement tendance à vous envoyer des éléments ou des personnes dont la fréquence vibratoire est proche de la vôtre. En d'autres termes, plus votre énergie sera forte, plus vous croulerez sous les opportunités et les événements heureux. À l'inverse, une aura spirituelle polluée va attirer à vous des éléments tout aussi négatifs. C'est pour ça que l'on cherche généralement à augmenter le taux vibratoire de sa maison.

Vous l'aurez compris : pour être heureux dans la vie, mieux vaut avoir un taux vibratoire élevé. En foi de quoi, il est fortement recommandé de tirer un trait sur l'alcool.

Pourquoi est-ce que l'alcool abaisse le taux vibratoire ?

Dans certaines cultures, la fête ne saurait être complète sans un verre de vin ou une bonne bouteille de bière. Sans vous transformer en moine austère, vous avez tout intérêt à vous tenir le plus éloigné possible de l'éthanol.

En effet, une fois ingérées, les molécules addictives de l'alcool pénètrent dans le sang. Là, elles modifient la fréquence des radiations du précieux liquide rouge. Et c'est là que le bât blesse.

En effet, les irradiations sanguines sont très proches de celles émises par le corps astral, faisant ainsi office de pont entre les différentes sphères. Quand le sang est corrompu par l'alcool, cette gangrène se transmet aux sphères invisibles de l'homme. Pourquoi pensez-vous que les addictions sont logées dans l'esprit et non soudées au corps ? Un alcoolique n'a pas de besoin physiologique de boire. En revanche, son esprit est conditionné à ouvrir une bouteille dès que possible.

Au-delà de cette contamination spirituelle, l'alcool abaisse aussi le taux vibratoire en agissant sur les humeurs de la personne. Crises d'hystérie, accès de colère, épisodes dépressifs, ... Pour celui qui boit, les escales au Nirvana ne sont que de brefs instants dans une existence maussade. Très souvent, la situation s'empire à tel point que la personne se retrouve isolée, perdant encore plus pied.

Pour celui qui aspire réellement à augmenter son taux vibratoire, il est préférable de cesser de toucher à l'alcool. Pour quelques secondes de bonheur, cette boisson cause des dommages considérables au corps spirituel. Est-ce que le jeu en vaut réellement la chandelle ?

J'ai beaucoup trop bu récemment. Que faire ?

Si vous sortez d'une phase où l'alcool coulait à flot (on ne parle pas d'une simple fête mais bien d'une période modérément longue) alors il y a fort à parier que votre taux vibratoire soit au plus bas. Dans ce cas, vous devez réagir sous peine de laisser la situation se dégradée.

D'abord, ne touchez plus à un verre d'alcool pendant un moment, votre taux vibratoire vous dira merci.

Ensuite, pratiquez des rituels de purification énergétique. La marche méditative est un rituel simple que vous pouvez mettre en place facilement et qui vous permettra de travailler sur votre taux vibratoire.

Enfin, n'hésitez pas à consulter un expert en soins énergétiques. Loray Gwondé saura analyser votre taux vibratoire et effectuer le soin adéquat afin de le rehausser.

Êtes-vous fatigué ? Déprimé ? Avez-vous de la peine à remonter la pente malgré tous vos efforts ? Peut-être est-ce dû à un taux vibratoire spirituel trop bas...

Derrière ces mots, se cache un secret longtemps connu des seuls initiés. Malgré les apparences, éléments organiques et inertes ont un point commun : peu importe les circonstances, ils émettent des vibrations. Même si vous n'en avez pas conscience, le monde entier n'est fait que de fréquences et d'énergie.

Concrètement, cela signifie qu'un taux vibratoire trop bas peut vous causer de sérieux problèmes. Inversement, si vous parvenez à élever votre taux vibratoire, votre vie prendra un tournant inespéré. Seulement, encore faut-il savoir de quoi il est question exactement.

Qu'est-ce que le taux vibratoire ?

Aujourd'hui, il est admis que tous les corps sont constitués de particules invisibles à l’œil nu, lesquelles vibrent selon certaines fréquences. C'est donc tout naturellement que chaque corps (inerte ou organique) va émettre des ondes. Cette réalité est la base même de tous les soins énergétiques et le socle de la radiesthésie.

Le taux vibratoire est la mesure des vibrations de l'énergie émise par le corps humain, les plantes, les animaux ou les objets présents tout autour de vous.

Pourquoi mesurer votre taux vibratoire ?

Avant d'aller plus loin, autant mettre les points sur les i. Mesurer votre taux vibratoire sans raisons particulières ne vous apportera pas grand-chose. Peut-être que cela vous distraira, mais sans plus.

Ce qu'il faut savoir, c'est que le taux vibratoire n'est pas une donnée figée dans le temps. Quand vous êtes heureux, les émotions positives vont élever votre taux vibratoire. En proie à une crise existentielle ? Attendez-vous à un taux vibratoire spirituel plutôt bas.

Est-ce à dire que la connaissance du taux vibratoire est futile ? Absolument pas. Si vous êtes dans l'un des trois cas suivants, vous avez tout intérêt à appeler un radiesthésiste.

a. Lors d'un soin énergétique

Dans ce cas de figure bien précis, le taux vibratoire permet de déterminer si oui ou non l'objectif a été atteint. En effet, le fait de débarrasser une personne de ses liens spirituels va avoir pour conséquences d’élever son taux vibratoire.

En outre, mesurer le taux vibratoire au début de la séance permet d'avoir une idée réelle de l'état du patient.

b. En cas de mal-être, de dépression ou de fatigue

Avez-vous de la peine à sortir du lit chaque matin ? Êtes-vous en proie à des pensées sombres matin, midi et soir ? Il est fort probable que tous ces désagréments résultent d'un taux vibratoire beaucoup trop bas.

c. Lors d’insomnies, de céphalées et de changements d'humeur

Avez-vous plus d'énergie que vous ne pouvez en dépenser ? Dans ce cas, vous risquez de faire face à tous les désagréments énumérés. Et oui, même si un taux vibratoire élevé est gage d'éveil spirituel, il peut aussi vous causer des petits bobos.

Néanmoins, force est de reconnaître qu'un taux vibratoire élevé est rarement synonyme de pathologies. Dans tous les cas, il n'existe qu'un seul moyen d'avoir l'esprit net et c'est de le mesurer.

Comment mesurer le taux vibratoire ?

C'est dans les années 1930 qu'André Bovis, un physicien et inventeur originaire de France, met sur pied un système de mesure du taux vibratoire. Ses armes de bataille : un pendule et un cadran établi par ses soins. Son unité de mesure : l'Unité Bovis (ou UB).

Initialement, l'échelle de mesure d'André allait de 0 à 36 000 UB. Cependant, au fur et à mesure que la Terre se chargeait d'énergie, le gradient n'a eût de cesse d'étendre ses limites. Aujourd'hui, une table allant jusqu'à 120 000 UB est communément utilisé et peut être aisément acheté.

Ainsi, il est couramment admis que le taux vibratoire de l'être humain est de 12 500 UB contre 9 500 il y'a quelques décennies.

Cependant, une mise en garde s'impose : même s'il est tentant de mesurer soi-même son taux vibratoire, n'en faites rien.

En effet, le taux vibratoire varie en fonction des émotions de celui qui tient le pendule. En essayant de mesure vous-même votre taux vibratoire, vous courrez le risque de fausser les résultats. Afin d'avoir un résultat exact, il est préférable de laisser à un professionnel le soin de réaliser cette tâche.

Depuis plus de deux décennies, Loray Gwondé s'immerge quotidiennement dans le monde invisible. De nombreux praticiens le sollicitent quand ils ne savent plus quoi faire. Si des professionnels lui font confiance, pourquoi pas vous ?

Pourquoi votre taux vibratoire est-il trop bas ?

Après mesure, votre taux vibratoire se situe en dessous de 12 500 UB. Mauvaise nouvelle : il est trop bas. Sur le plan personnel, vous en ressentez sûrement déjà les effets. N'êtes-vous pas constamment exténué ? N'avez-vous pas l'impression d'être envahi par la négativité ?

Un taux vibratoire bas est un signal d'alarme que vous adresse votre organisme. Surtout, ne l'ignorez pas.

Pris de panique, vous pourriez être tenté de pointer un doigt accusateur vers des entités paranormales. Quelle erreur... Généralement, un taux vibratoire bas s'explique de façon plus conventionnelle.

a. Un style de vie qui laisse à désirer

Nuits blanches, cigarettes, mauvaise alimentation, usage de narcotiques, alcool... En plus d'abîmer vos organes les uns à la suite des autres, une mauvaise hygiène va irrémédiablement baisser votre taux vibratoire. N'est-ce pas logique ? Comment espérez-vous avoir un taux supérieur à 12 500 UB alors que votre corps se détériore un peu plus chaque jour ?

Une vie saine est active aura toujours un impact positif sur votre taux vibratoire spirituel.

b. Certains traitements médicaux

Loin de nous l'idée de vous encourager à fuir la médecine conventionnelle. Il n'est pas question ici de tous les médicaments : prendre un comprimé d'aspirine de temps en temps est sans danger pour votre taux vibratoire.

Cependant, certains traitements lourds qui endolorissent le corps et l'esprit peuvent avoir des répercussions négatives sur votre taux vibratoire. Une fois que vous serez rétabli ou que vous passerez à un traitement moins lourd, votre taux grimpera en flèche. Soyez patient : ce n'est qu'une mauvaise étape à passer.

c. Les maladies

Si vous êtes en proie à une pathologie, forcément, votre taux vibratoire s'en trouvera affecté. Néanmoins, tout comme dans le cas d'un traitement, une fois que vous serez guéri, votre niveau d'énergie retournera à la normale.

d. Des événements traumatisants

Avez-vous été victime de maltraitances quand vous étiez enfant ? Avez-vous subi des violences ou des agressions ? Tous ces événements malheureux créent des fissures dans l'âme et entachent votre bonheur. Quelquefois, l'effet n'est pas immédiat. Vous avez l'impression que tout va bien et un jour, ces souffrances non résolues remontent à la surface...

e. La présence d'ondes électromagnétiques

Emménager à côté d'un poteau à haute tension ou dormir à côté de son smartphone ne sont jamais d'excellentes idées. Il n'y a pas que sur votre corps physique que les ondes émises par les objets ont des conséquences néfastes.

f. La mémoire des lieux

Les lieux sont comme des éponges : ils absorbent l'énergie des événements qui se déroulent en leur sein. Si vous résidez dans une maison où la souffrance était quotidienne, attendez-vous à avoir un taux vibratoire bas.

illustration du taux vibratoire spirituel d'un lien

Comment élever votre taux vibratoire ?

C'est simple : faites des choses qui vous rendent heureux. Passez du temps avec vos proches. Procédez à un rééquilibrage alimentaire. Faites du sport de façon régulière. Passez plus de temps dans des espaces verts. Chouchoutez-vous.

En bref, menez une vie saine. Le corps, l'esprit et l'âme sont intrinsèquement liés. Quand un se porte bien, les autres suivent systématiquement.

Quels sont les avantages à avoir un taux vibratoire élevé ?

Quand votre corps vibre sur une fréquence élevée, il devient un aimant à positivité. Dans les faits, cela signifie que votre vie va se débloquer, que vous aurez accès à de nouvelles opportunités et surtout, serez bien plus heureux.

Médicalement parlant, un taux vibratoire élevé est l'assurance d'un corps en bonne santé. Spirituellement parlant, vous deviendrez plus intuitif : votre sixième sens sera bien plus puissant qu’auparavant, vous permettant d'éviter les situations dangereuses et vous rendant chanceux.

Apaisé, vous pourrez enfin vous voir avec discernement et tracer le chemin de votre vie. De même, le regard des autres et les drames inutiles n'auront plus d'emprise sur vous. En outre, ne soyez pas surpris si vos centres d'intérêt ou vos cercles relationnels changent du tout : votre paix intérieure se reflète à l'extérieur et attire de toutes autres énergies.

Sur le papier, cela peut sembler trop beau pour être vrai et pourtant... Depuis presque 20 ans, Loray Gwondé voit les effets de la hausse du taux vibratoire sur ses nombreux patients. Renaître, casser les entraves, changer de vie... Sur le livre d'or de Loray Gwondé, les témoignages de ces métamorphoses foisonnent.

Prêt à redonner un nouveau souffle à votre existence ? À croquer de nouveau la vie à belles dents ? Prenez rendez-vous avec Loray Gwondé et laissez-le examiner votre taux vibratoire. En quelques minutes, il apportera des solutions concrètes à vos problèmes.

Au XXe siècle la réputation de Ajahn Buddhadasa Bhikkhu (serviteur du bouddha) et de sa pratique se répandirent au point que l'on dit qu'il fut l'un des évènements les plus marquants de l'histoire du bouddhisme thaïlandais. Il basait son travail sur une recherche approfondie des texte palis (le canon pali et les commentaires) et en particulier sur les discours du Bouddha (le Sutta Pittaka) en s'appuyant toujours sur sa propre expérience et sa pratique de ces enseignements.

LA MALADIE SPIRITUELLE

Dans un texte des commentaires, on appelle le bouddha le "docteur spirituel". En suivant le sens de certains enseignements de Bouddha, est apparu un principe qui identifiait deux types de maladies: la maladie physique et la maladie mentale. Dans le texte , on utilise les mots "maladie mentale" mais ils n'ont pas le sens qu'on leur donne aujourd'hui. À l'époque du Bouddha, ces mots désignaient une vision erronée des choses ou bien le désir. Par contre, de nos jours, ils désignent de réelles maladies mentales basées sur le corps et donc liées à un problème physique. Pour éviter toutes confusion, je vais ajouter un troisième terme: Nous considérons que les maladies physiques et mentales sont toutes deux physiques et nous emploierons le terme "maladie spirituelle" pour désigner ce que le Bouddha considérait comme une maladie de l'esprit. Le mot "esprit" se réfère aux aspects subtils du mental qui sont malades, sous l'emprise de parasites mentaux, en particulier à cause de l'ignorance et d'une vision erronée des choses.

L'esprit habité par l'ignorance ou la vision erronée souffre d'une "maladie spirituelle": son regard sur les choses est faux. Voyant faux, il pense faux, parle faux et agit faux et c'est précisément là que se cache la maladie: dans la pensée fausse, la parole fausse et l'action fausse.

Tout le monde souffre de la maladie spirituelle et tout le mon de doit la soigner spirituellement. Le Dhamma est le remède, cette "simple poignée" d'enseignements bouddhiques qui doivent être pleinement réalisés, utilisés et digérés pour guérir la maladie. Notez bien que, de nos jours, les êtres humains ne s'intéressent absolument pas à la maladie spirituelle, de sorte qu'elle ne cesse d'empirer, et pas seulement au niveau de l'individu, car quand chacun est atteint de la maladie spirituelle, le monde entier en est atteint. Le monde est malade, aussi bien mentalement que spirituellement et de ce fait, au lieu d'avoir une paix durable, nous sommes ne crise permanente. C'est perdre son temps que de parler d'une paix durable car toutes les parties concernées sont atteintes de la maladie spirituelle, toutes disent qu'elles ont raison et que les autres ont tort. Toutes les parties sont malades spirituellement et ne font que donc que créer toujours plus de dukkha, pour elles mêmes comme pour les autres.

LE GERME DE LA MALADIE SPIRITUELLE

Le germe de la maladie spirituelle se situe dans le sentiment de "moi" et de "mien" qui, sous l'action de l'égocentrisme, devient avidité, haine et vision erronée des choses, ce qui crée des perturbations aussi bien pour soi que pour les autres. Tels sont les symptômes de la maladie spirituelle tapie en nous. Nous pouvons aussi l'appeler "la maladie du moi et du mien". Tout le monde est atteint de cette maladie et nous continuons à absorber toujours plus de ce germe à chaque fois que nous voyons une forme, sentons une odeur, touchons un objet, goûtons une saveur ou pensons en ignorants — autrement dit, avec chaque contact sensoriel.

Nous devons prendre conscience du fait que le germe de la maladie spirituelle est l'attachement et qu'il a deux aspects: l'attachement au moi, et l'attachement au mien. Être attaché au moi, c'est sentir que le "je" est une entité, que "je suis" comme ceci ou comme cela, que "je suis" égal, inférieur ou supérieur aux autres ect. Toutes ces attitudes expriment un moi. Quant au mien, c'est considérer que cela m'appartient: c'est "mon" goût, c'est "mon" opinion. Même les choses que nous détestons, nous les considérons comme "nos" ennemis. Voilà ce qu'on appelle mien.

Toutes les branches de la philosophie de l'époque du Bouddha essayaient de venir à bout de cette maladie; elles avaient toutes le même but: éliminer le moi et le mien. La différence est que, quand elles parvenaient à éliminer ces sentiments, elles appelaient ce qui restait le Vrai soi, le pur Atman, le Désiré. Le Bouddha quant à lui, refusa d'utiliser ces termes pour ne pas donner naissance à une autre façon de s'attacher à un soi ou à des choses appartenant à un soi. Selon le Bouddha, quand le moi et le mien sont vus pour ce qu'ils sont, il ne reste qu'une parfaite vacuité que l'on appelle Nibbāna est la fin de la maladie spirituelle.

Cette question de moi et de mien est très difficile à percer. Sans une profonde concentration, on ne peut pas comprendre que c'est précisément là que se cache la souffrance, que c'est le germe qui cause la maladie spirituelle.

Ce que l'on appelle attā ou "soi" correspond au lot latin ego. On peut dire que l'égo est naturel aux êtres vivants et même qu'il est leur centre. Traduit en français ce mot peut être interprété comme "une âme", mot d'origine grecque, kentricon, qui signifie "centre". L'attā peut donc être considéré comme le centre des êtres vivants, leur noyau indispensable et, par conséquent, ce serait une chose dont les gens ne pourraient pas se débarrasser et qu'ils ne pourraient pas s'empêcher de ressentir. Il s'ensuit que toute personne non éveillée est obligatoirement constamment animée par l'ego. Il est vrai que cela ne s'exprime pas ouvertement tout le temps mais seulement quand il y a un contact sensoriel, c'est-à-dire quand on voit une forme, on entend un son, on sent une odeur, on goûte une saveur, on touche un objet ou bien quand une pensée apparait dans l'esprit.

Quand, au moment du contact sensoriel, le sentiment de moi et de mien apparait, la maladie est présente dans toute son ampleur et l'égocentrisme se réveille.

Cet égocentrisme devient rapidement égoïsme et mène la personne sur une voie erronée, la voie de la bassesse; elle ne pensera plus qu'à elle-même et n'aura plus de considération pour les autres. À ce moment-là, la personne est complètement régie par l'avidité, l'aversion et l'ignorance de la réalité — et cette maladie va faire du mal à soi comme aux autres. C'est le plus grand danger au monde. Si le monde est si troublé et dans un tel chaos, c'est pour la simple raison que tout le monde est égoïste. Les gens se battent les uns contre les autres, non parce qu'ils n'ont aucun contrôle sur cette force qui les anime. Si le monde a absorbé le germe qui est la cause de la maladie, c'est parce-que personne ne connait ou n'applique ce qui peut résister à la maladie: le cœur des enseignements du Bouddha.

LE CŒUR DES ENSEIGNEMENTS DU BOUDDHA

Si on demande à une assemblée: "Quel est le coeur des enseignements du bouddha?", on obtient toutes sortes de réponses contradictoires. Les gens répondent en fonction de ce qu'ils ont lu ou entendu, ou de ce qu'il ont déduit par eux-mêmes. Certains diront: "Les Quatre Nobles Vérités", d'autres diront: "Les Trois Caractéristiques" (impermanence, souffrance et non-soi), et d'autres encore citeront ces paroles: "Ne pas faire de mal, ne faire que le bien et purifier l'esprit".

Tout cela est correct mais seulement partiellement correct parce que les gens récitent ces choses par coeur au lieu de les avoir sincèrement vérifiées par l'expérience personnelle. Pour ce qui est du coeur des enseignements, je voudrais suggérer cette simple phrase du Bouddha: " On ne doit s'attarder absolument à rien." On peut lire , dans les Écritures, qu'un jour quelqu'un s'est approché du Bouddha et lui a demandé s'il pouvait résumer ses enseignements à une phrase. Le Bouddha a répondu: "On ne doit s'attacher absolument à rien." Et puis il a insisté sur ce point en ajoutant que quiconque entendait ces mots essentiels entendait tous les enseignements, et que celui qui reçoit les fruits de cette pratique reçoit tous les fruits des enseignements du Bouddha.

Si une personne réalise pleinement la vérité de ces paroles, cela signifie qu'elle est libérée du germe qui cause la maladie de l'avidité, l'aversion et l'ignorance, la maladie de toute action erronée, que ce soit par le corps, la parole ou l'esprit. Ainsi, à chaque fois qu'une forme, un son, une odeur, une saveur, un toucher ou un phénomène mental apparait, l'anticorps "On ne doit s'attacher absolument à rien" résistera fermement à la maladie. Le germe ne pénètrera pas ou, si on lui permet d'entrer, ce ne sera que pour mieux l'anéantir. Le germe ne se répandra pas et ne causera pas de maladie car l'anticorps continuera à le détruire. Il y aura une immunité absolue et perpétuelle. Voilà le coeur des enseignements, de tout le Dhamma: on doit s'attacher absolument à rien.

Vous avez maintenant compris le sens de l'expression "maladie spirituelle" et quel est le médecin qui la guérit. Mais ce n'est que quand nous constatons nous-même que nous en sommes atteints que nous souhaitons sérieusement nous guérir et utiliser le remède qui convient. Avant cela, nous nous contentons de jouir de la vie comme il nous plait. C'est comme quelqu'un atteint de tuberculose ou d'un cancer qui ne ferait que chercher à s'amuser sans se préoccuper de trouver un traitement jusqu'à ce qu'il soit trop tard, et puis finirait par mourir de sa maladie.

Ne soyons pas aussi légers! Suivons les instructions du Bouddha: "Ne soyez pas négligents. Soyez toujours pleinement attentifs." État des personnes attentives, nous devons considérer la façon dont nous souffrons de la maladie spirituelle et examiner le germe qui en est la cause. Si vous le faites correctement et assidûment, vous ne manquerez pas de recevoir, dans cette vie, le meilleur de ce que peut recevoir un être humain.

Ajahn Buddhadasa Bhikkhu — Traduction Jeanne Shut.

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